La méthode Davis à l’aide des dyslexiques

Votre enfant est dyslexique et vous ne savez pas quoi faire ? La méthode Davis peut vous aider.

Vision 3D

Les dyslexiques ont une pensée en image

Qu’est-ce-que la dyslexie ?

La dyslexie, selon l’approche Davis, est un trouble rendant difficile l’apprentissage et dont certains des symptômes sont : lecture difficile voire impossible, orthographe impraticable, grammaire dénuée de sens, conjugaison inaccessible… A la source de la difficulté, un fil commun : pensée en image et désorientation. L’obstacle pour apprendre se résume au manque de sens.  C’est-à-dire qu’il est impossible au dys de traduire l’information selon son mode mental qui est pour certains, image, 3D, pour d’autres le ressenti, le canal auditif… un des 5 sens ou tous les sens.

Les lettres sont des symboles abstraits et ne représentent rien de connu si ce n’est le code qui leur a été octroyé.  Idem pour les mots dont, plus précisément, les mots liens qui sont totalement abstraits. Pour les personnes « penseur en images », intégrer le sens par « l’image » est essentiel.  Ces petits mots sont « en », « par », « ce », « de », « la », « que », « lequel », etc. représentent jusqu’à 60 % du texte (on les dénombre à plus de 150).  Les personnes dys perçoivent les choses comme un tout. Par exemple, pour savoir que vous regardez un chat, vous n’avez pas besoin de zoomer sur sa queue, sa tête, ses pattes… Vous le voyez dans sa totalité et savez que c’est un chat. Les dyslexiques fonctionnent comme ça pour tout, ils ont une vision globale et ne focalisent pas sur le détail. Ils ne lisent pas les mots lettre par lettre mais les voient dans leur globalité : difficile alors de les comprendre, de les rendre imageable.

La grande capacité de ces personnes à se désorienter les amène à confondre certaines lettres, c’est-à-dire qu’ils ne regardent pas la lettre toujours à partir de la même perspective.  Imaginez-vous regarder un « d » par-dessous la table : vous aurez une verticale avec une boucle à droite et pas à gauche.  La désorientation se produit lorsqu’il est impossible de décoder un inconnu. L’imaginaire change alors la position du regard intérieur et modifie la position de la lettre, ce qui change la forme de la lettre.  Ceci n’est pas le cas avec un chat, quelque soit la perspective à partir de laquelle vous regardez le chat, il restera un chat.  Par contre ce qui est un « d » devient un « b » ou un « p » ou un « q » et on peut ajouter à cela la confusion associée au son comme pour le « c » dont le son peut être [k] ou [s], d’où la confusion avec « c » et « s » et « k » et « q » .

Comment la méthode Davis peut-elle aider un dyslexique ?

La méthode, mise au point par Ron Davis,  dyslexique lui-même, est basée sur la réappropriation des signes et symboles par le dyslexique. Pour ce faire, il construit en pâte à modeler l’alphabet et les signes de ponctuation afin de bien les intégrer. Sur la base des définitions du dictionnaire, nous allons transformer les mots de la définition pour qu’ils deviennent très simples afin d’obtenir une définition qui soit modelable en 3D. Nous utilisons la plasticine pour ce faire. Il apprend à contrôler son focus pour avoir un regard à partir de la position correcte pour lire la lettre et ainsi ne plus confondre « d », « b », « p » et « q ».

Rossitto.jpg

Betty Rossitto pratique la méthode Davis

L’interview

Betty Rossitto est facilitante Davis. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Rédactibio : Si vous deviez définir la méthode Davis en 3 mots, lesquels utiliseriez-vous ?

Betty Rossitto : Révèle l’accès au potentiel !

R. : Comment avez-vous connu la méthode Davis ?

B. R. : J’ai rencontré la Méthode en 2010, au travers du livre le Don de la Dyslexie de Ron Davis.  C’était une collègue qui m’en avait parlé.  Elle m’a décrit son fils dyslexique et, étrangement, elle était très fière de la dyslexie de son enfant ; quid ?  Interloqué, j’ai voulu en savoir plus.  Je cherchais à venir en aide à ma fille cadette.  Enfant artistiquement douée, vive, intelligente et pourtant sa scolarité était très difficile, des points en dents de scie, parfois très haut ou très bas dans une même matière et une souffrance énorme, complètement submergée, cette enfant ne voyait pas le bout de sa souffrance, de sa totale confusion et confronté à une indifférence condescendante de ses professeurs. Plus rien n’avait de sens. Elle se mourrait d’ennui jusqu’à en perdre même le goût de vivre. Aujourd’hui en y repensant je me dis « quel gâchis ».

Je suis une maman, comme beaucoup d’autres, d’ailleurs je me suis rendu compte avec le temps que mon histoire c’est la mienne mais celle de beaucoup d’autres, avec des différences bien sûr, mais la souffrance et la solitude à laquelle on est confronté face à tout un système sont innommables.

R. : Avez-vous tout de suite voulu être praticienne en méthode Davis ?

B. R. : Oui, tout de suite j’ai été fasciné par l’approche.  J’ai hésité à me lancer, le montant de la formation était un frein, quoique normal pour 4 jours (+- 850 €).  Dieu merci j’ai décidé de suivre le premier module.  Très vite j’ai été convaincue.  J’ai pu me rendre compte à quel point c’était juste pour moi d’aller de l’avant et de toute façon je voulais en savoir plus, il fallait que je vienne en aide à ma fille et que je comprenne.  J’ai lu le livre « le Don de la Dyslexie » en aout 2010 et j’ai commencé la formation en septembre 2010.  Un an ½ après, en 2012, j’étais certifiée.

Cette approche parlait de moi.  En voulant aider ma fille je me suis aidée moi-même. Cela a mis en évidence mes propres difficultés ; je comprenais enfin pourquoi à l’adolescence je m’installais pour étudier tête en bas sur le fauteuil avec l’espoir que la matière glisserait jusqu’à mon cerveau par l’effet de l’attraction terrestre.  Mais cela n’a jamais fonctionné !  J’ai pu comprendre mon époux, lui aussi dyslexique et certainement haut potentiel comme mes 3 filles d’ailleurs.

Les ouvrages de Ron Davis présentent la méthode dans son intégralité et proposent des outils concrets, un chemin véritable pour se sortir de cette incapacité à apprendre. Du concret, pas des explications à ne plus en finir sur qui je suis, ce que je suis.  J’ai lu des livres entiers pour me dire qui je suis.  Non pas que cela n’ait aidé, ces ouvrages ont le mérite d’exister et cela m’a fait beaucoup de bien, à moi et à mes enfants, de se reconnaître dans les traits des haut-potentiels. Seulement que faire avec tout ça ?  C’est comme si on vous dit que pour aller dans l’autre pièce il faut sortir de celle-ci mais qu’on ne vous montre pas la porte et comment actionner l’ouverture pour y accéder.  Vous savez qu’il faut changer de pièce -vous savez qui vous êtes- mais pas comment en sortir.

Alors j’ai fait confiance à Davis, et je vous prie de croire qu’à l’époque j’avais une partie de moi qui se méfiait même de son ombre et que je ne donnais pas facilement ma confiance.

Nous voici sept ans plus tard et je suis reconnaissante à Ron Davis pour m’avoir donné les outils pour, non seulement avoir accès à l’apprentissage, mais aussi pour m’avoir permis de me connecter à moi et d’atterrir dans ce monde.  On nous le dit depuis des millénaires : il faut rester connecté au moment présent, mais personne ne nous explique le mode d’emploi, comment on fait pour rester connecté ; Davis vous le dit, pas à pas, de long en large ; en 20 minutes vous avez l’outil.

Toute la procédure est mise à disposition dans ses ouvrages, « y a plus qu’à … ».

Évidemment pour être formé et accompagner les personnes, les facilitants ont + de 400 heures de formation dans les jambes.  Ça aide pour être opérationnel !

Donc voilà, j’ai été séduite par la justesse, la cohérence et les possibilités misent en avant pour activer le changement en moi.  Non seulement ce changement perdure, mais en plus il ne cesse de se développer de façon exponentielle et ça depuis le début de la révélation du chemin pour accéder à mon potentiel (les 3 mots pour décrire la méthode Davis, ça fait sens ?)

J’en profite pour ajouter que 4 ans plus tard, après avoir suivi la formation pour l’autisme, toujours avec la méthode Davis, je suis également certifiée pour accompagner les personnes sur le spectre de l’autisme.

Grâce à cet accès à la connaissance et à l’apprentissage (merci Davis) je me suis formée à d’autres approches qui traitent la dimension des émotions, ce monde intérieur qui fait qui nous sommes.

et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.

Les gens comme moi ont une telle soif d’apprendre qu’ils ne s’arrêteront jamais.  Leur nier l’accès à l’apprentissage par manque de discernement c’est comme les mutiler, leur couper les ailes, les empêcher de respirer, les maintenir la tête sous l’eau, les empêcher de vivre tout court.  Ça me fait repenser à la citation d’Einstein «si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il se croira stupide toute sa vie»  A travers ces quelques lignes il fait transpirer la douleur, l’enfermement et l’impossibilité de vivre pleinement pour ces personnes qui pensent et apprennent autrement, je les nomme «les penseurs en images». Des incompris, rejetés et laissés pour compte de tout un système. Si vous pouviez voir l’intelligence que je côtoie et qui est totalement ignorée, bafouée, «jetée à la poubelle» par un système complètement déshumanisé et qui ne tient plus compte des besoins d’un enfant aussi basique que le jeu par exemple.  Ces personnes sont différentes mais certainement pas dénuées de génie.  Tout au contraire ils sont de véritables joyaux d’intelligence.

problème d'apprentissage

La méthode Davis aide ceux avec des problèmes d’apprentissage

R. : Quels étaient vos objectifs au début de votre carrière ? Et maintenant ?

B. R. : Je n’avais pas d’objectif précis au début de ma formation.  D’ailleurs comment aurais-je pu en avoir tant je me sentais vide et incomplète ?  Avec tous les concepts de vie qui me manquaient en plus du problème de dyslexie comment aurais-je pu ?  Aujourd’hui ça a changé.  Je suis capable de relier les choses entre elles et d’y mettre du sens et mon objectif est d’accompagner le plus grand nombre de personnes à se reconnecter à leur potentiel pour ouvrir des horizons sur l’avenir.  Oui ! J’ai bien dit «des» horizons.  Pourquoi se contenter d’un seul quand il y en a tant à découvrir ?  J’accompagne les personnes ayant des troubles de l’apprentissage : dyslexique (dysorthographique, dyspraxique, dys,…) les TDA (troubles de l’attention), TDA/H avec hyperactivité, les haut-potentiels, les personnes sur le spectre autistique… Vous pouvez consulter la page de mon site, à l’onglet «témoignage», les témoignages les plus longs sont ceux de haut-potentiels et dyslexique de surcroît.

R. : Que faisiez-vous avant ?

B. R. : J’ai terminé mes études à 17 ans.  A 14 ans j’ai quitté la France pour venir vivre à Bruxelles.   Mes parents ont cherché à m’inscrire à l’école dans un niveau correspondant au lycée.  On avait fini par s’accorder pour m’inscrire dans la section « commerciale ».  Par un concours de circonstances que je ne m’explique toujours pas, je me suis retrouvée à suivre un cursus de « professionnel-vente ».

Je vous passe les détails d’une scolarité médiocre de la primaire au lycée en France.  C’était une torture, un harcèlement à tous les instants, des moments de ma vie dénuée de sens et de vie.  Arriver en Belgique pour moi c’était une nouvelle chance, un nouveau départ.  Alors qu’elle déception quand de la section «commerciale» je me retrouvais relégué à la section des «professionnel-vente».  Qu’à cela ne tienne, du haut de mes 14 ans, j’ai entamé des cours du soir de toutes les matières me permettant d’avoir le niveau de la section «commerciale».  J’ai fait un magistral pied-de-nez au système et j’ai suivi les cours d’anglais, de sténo et de dactylographie en cours du soir.

C’est ça les personnes que j’accompagne aujourd’hui.  Des personnes à qui on a dit : «vous n’avez pas le niveau – vous ne travaillez pas assez – ne vous faites pas d’illusion sur votre avenir – vous n’êtes pas fait pour les études».

Tout ceci est faux c’est tout le contraire, des personnes qui en veulent, qui se battent jusqu’à ne plus pouvoir.  Un de mes clients de 9 ans disait à ses parents «je veux me suicider, je suis trop nul».  Après une semaine de travail ensemble il avait changé d’avis.

Voyez-vous, mon travail d’aujourd’hui c’est ma revanche.  Plus j’accompagne de personnes en difficulté d’apprentissage, plus je me fais justice.

Bon, j’en reviens à ma carrière.

J’ai commencé à travailler à 18 ans.  D’abord dans un bureau d’expert-comptable et puis comme secrétaire d’un jeune PDG.  C’est à lui que je dois tout ce que j’ai appris.  Ben oui, en tant que dyslexique c’est bien connu on est imbattable quand on peut apprendre sur le terrain.  Un jour il m’a dit «mais Madame, votre culture c’est comme le gruyère, c’est plein de trous». Une humiliation de plus, c’était bien vrai ! Mais comment aurait-il pu en être autrement ?  Pas d’accès à l’apprentissage, pas d’accès à la connaissance.  Heureusement, je suis douée et débrouillarde -comme tous mes clients et comme le dit Davis.  A 30 ans, j’ai suivi un cursus pour un graduat comptable ce qui m’a permis de travailler durant 20 ans dans les services financiers des institutions européennes.

En 2013, j’ai démissionné pour me consacrer à ce qui est devenu une passion : transmettre les outils Davis, Tipi, Ifs et tout ce qui est nécessaire à un individu qui pense autrement pour être en phase avec lui-même et en mesure d’apprendre de l’école mais aussi de toutes les expériences de la vie : comprendre, connaître et savoir-faire.

J’ai créé mon asbl [association sans but lucratif] en 2011 et depuis j’exerce à plein temps et je suis spécialisée pour accompagner les personnes en difficulté d’apprentissage.

R. : Quelles formations avez-vous suivies ?

B. R. : Toutes les formations que j’ai suivies concerne le développement de l’individu :

  • La méthode Davis 2010 – 2012 – Fondateur : Ron D. Davis
  • Tipi 2013 – Fondateur : Luc Nicon
  • L’approche Neurocognitive et comportemental (neuroscience) Fondateur : Jacques Fradin
  • IFS 2016 – fondateur : Dct Richard Schwartz
  • Autres : CNV (Communication Non Violente) – Marshal Rosenberg.

R. : Qu’est-ce que vous apporte la méthode Davis ?

B. R. : Principalement, elle me permet d’exister et de rester en connexion avec la réalité de mon environnement.

Vous savez ces époux qui se disent «tu ne m’écoutes pas» ou alors ce sont les enfants qui disent ça à leurs parents. Ou encore ces couples qui se déchirent parce qu’ils ne savent pas rester connectés l’un à l’autre ou qui n’arrivent pas à communiquer parce qu’ils ne sont pas sur la même longueur d’onde.  Ou aussi, les difficultés qu’on peut rencontrer au boulot quand on a l’impression qu’on y arrive pas et que tout est si compliqué (des adultes dyslexiques, des haut potentiels qui s’ignorent, il y en a des quantités très importantes dans le milieu professionnel et chez les jeunes le problème est encore plus visible.  On dirait qu’ils manquent de neurones.  Mais on est bien d’accord, ce n’est pas ça le problème).

Ce qu’apporte la méthode Davis c’est les outils pour se libérer de la dyslexie et des troubles de l’apprentissage mais pas seulement. Le travail est bien plus profond, il vous permet de rester présent à ce qui est là et donc vous pouvez apprendre.  Si vous n’êtes pas là avec votre mental vous êtes absent et donc impossible d’ancrer des expériences de vie qui vont permettre d’accueillir les apprentissages.

Davis m’a donné ces outils, des exercices, le chemin pour me libérer de la dyslexie (jamais diagnostiqué) et apprendre à rester connecté dans le présent

R. : Pourquoi avoir choisi cette discipline ?

B. R. : Je n’ai pas choisi cette discipline, c’est elle qui m’a choisie et je remercie du fond de mon être pour ce beau cadeau.

Grâce à elle, je peux dire que je m’éclate dans mon travail en plus de me sentir utile à la société et être actrice du changement.  J’ai trouvé ma place.

R. : Pourquoi recommanderiez-vous à quelqu’un de devenir facilitant Davis ?

B. R. : Je ne recommanderai à personne de devenir praticien Davis, ce n’est pas nécessaire.  Régulièrement je donne des conférences pour expliquer et informer sur l’approche.  Ce sont les personnes elles-mêmes qui décident qu’elles en veulent plus.  D’ailleurs le plus souvent ce sont les parents de personnes qui ont suivi un programme Davis qui se forment.  Elles ont pu expérimenter la puissance de cette approche et le changement que cela apporte dans la vie de toute la famille.

R. : Pourquoi recommanderiez-vous une séance de méthode Davis ?

Il est fortement recommandé de donner les outils Davis dès le plus jeune âge.  Un enfant à qui on donnerait l’occasion d’apprendre selon son fonctionnement mental ne développerait jamais de dyslexie ou de troubles de l’apprentissage.  Lorsqu’il arrive chez moi, le trouble est bien installé et ça depuis quelques années déjà.  C’est pourquoi il est important de s’y prendre le plus tôt possible.

Le travail effectué restaure la confiance en soi.  On construit une orientation stable pour permettre la focalisation, on introduit le concept de relâchement pour rester détendu face à l’apprentissage et à la difficulté et enfin un 3ème outil va donner le contrôle sur l’énergie à laquelle la personne fera volontairement appel selon l’activité (ce dernier outil est salvateur pour les TDA).

Donc orientation, relâchement et compteur d’énergie sont la boîte à outils Davis.

Ensuite on va créer en plasticine les symboles que sont les lettres, les chiffres, la ponctuation, signes mathématiques… Toutes ces formes qui, pour être reconnues doivent être décodées.  Si vous n’avez pas enregistré le code c’est pareil que d’être confronté à une langue étrangère. Face à une langue étrangère que vous ne comprenez pas vous ne pourrez pas rester connecté et votre mental va s’occuper d’autre chose inévitablement ; c’est ce que nous appelons la désorientation qui est provoquée par la confusion qu’engendre l’impossibilité de comprendre.  La désorientation c’est notre disjoncteur de survie.  Notre système est très bien fait n’est-ce pas !

Nous deviendrions fous si nous étions obligés de comprendre l’incompréhensible. Lorsque nous sommes désorientés nous ne sommes plus là, nous vivons des réalités altérées ; c’est-à-dire que réalité et imaginaire se mélangent et le cerveau ne fait pas la différence entre ce que nos yeux voient et ce qu’ils croient voir, idem pour ce qui est entendu qui n’est pas ce qui a été dit.

La méthode Davis est la solution aux troubles de l’apprentissage.

dyslexique

Les dyslexiques apprennent plus facilement en expérimentant

R. : Est-ce adapté à tout le monde ?

B. R. : Dès le plus jeune âge et jusqu’à au-delà de 77 ans.

Selon la personne et la difficulté, mon approche va être modulée et adaptée pour des adultes, des enfants ou de très jeunes enfants.  Le travail de base est de lui apprendre à s’orienter c-à-d à rester connecté à la réalité.

Les cas les plus difficiles sont le manque de motivation. Dans ces cas il y a des peurs de revivre le danger d’être en situation d’apprendre.  Imaginez qu’on vous propose d’apprendre à nager alors que dans le passé vous avez failli vous noyer.  Même si une part de vous-même aimerait tant savoir nager, une autre vous interdit d’y aller, ce serait trop dangereux.

Dans ces cas il est possible que le travail ne soit pas possible.  Pour de tels cas, je m’attache à construire la confiance, rassurer et mettre en sécurité.

L’outil principal de la méthode est l’orientation.  C’est la façon d’être aux commandes du mental, à cet endroit personne d’autre que la personne elle-même ne peut aller. Il faut donc avoir sa coopération pour que la méthode porte ses fruits.

Ici, je vais donner des informations complémentaires sur le travail.

La méthode prévoit, en plus du travail en séance avec moi, des exercices de lectures très simples et très court à faire au quotidien pour améliorer la vision du détail, la reconnaissance de la séquence du mot (ce qui améliore l’orthographe) et l’implantation d’un système d’intégration par l’image de ce qui est lu (ainsi on se raconte ce qui est lu comme un film).

Je me rends compte que je ne vous ai pas encore parlé des petits mots (60% d’un texte) «qui vous mettent la tête à l’envers».  Il s’agit des mots liens, totalement abstraits et sans image.

Pour un penseur en images, il doit pouvoir faire une image mentale de ces mots pour ne pas être désorienté.  Lors d’un programme Davis nous nous assurons d’éliminer tous les facteurs désorientants.  Les mots déclencheurs sont désorientants jusqu’à ce qu’il soit fait une image maîtrisée de chaque mot, en plasticine et en 3D.  Une des caractéristiques principales de la méthode c’est la construction de l’information en 3D : modelage de l’alphabet, de la ponctuation, des accents, des signes mathématiques, des tables de multiplication, des mots déclencheurs ….

Le modelage en 3D du sens des mots déclencheurs (env 150 mots) se fait en plasticine et ils sont maîtrisés par la personne.

Ce travail fluidifie l’expression écrite, orale et la compréhension à la lecture.  C’est une haute valeur ajoutée à la maîtrise du langage.

R. : Comment se déroule une séance ?

B. R. : Les séances varient selon le type de difficulté.

–      Jeunes apprenants. Des séances d’une demi-journée pour intégrer et maîtriser progressivement les outils Davis et la maîtrise des symboles. La maîtrise est une procédure propre à la méthode pour l’assimilation des codes liés aux formes que sont lettres, chiffres, ponctuations… C’est le modelage en 3D de l’information.

–      Programme intensif de 5 jours
– pour la dyslexie : intégration complète de l’alphabet majuscule et minuscule + ponctuation, accents, + exercices de lecture.  Toujours avec la boîte à outils Davis en premier.  Au bout de 5 jours la personne est en mesure de lire et de reconnaître les lettres.

– pour le TDA : outil de base et enseignement de concepts qui ont fait défaut dans le développement de l’individu (changement, lien de cause à effet, concept du temps, de séquence, d’ordre/désordre).  Le tout toujours avec la plasticine pour créer sa propre compréhension et s’approprier les connaissances manquantes.  Ceci change le comportement de la personne.

Il est possible qu’il soit nécessaire d’ajouter 3 jours lorsqu’un TDA est aussi dyslexique ou qu’il s’avère qu’un dyslexique se révèle être également confondu par le sens des choses comme pour le TDA.

Après le programme intensif, des séances de suivi sont prévues pour s’assurer de la progression du travail concernant les mots sans images et les éventuels réglages à propos des outils.

–      Pour les cas haut-potentiels et autisme, il est possible qu’un travail plus long doive être envisagé.  C’est à définir avec le besoin spécifique de la personne et c’est établi en début de programme.

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Il existe plusieurs manières d’apprendre : Davis parle de pensées en sons et de pensées en images

R. : Quel est votre objectif lors d’une séance ?

1°  : accéder à l’orientation c’est-à-dire ouvrir le chemin vers le potentiel. Quoiqu’il arrive une fois ce chemin tracé il reste à vie.

2° : éliminer les éléments générateurs de confusion et de désorientation.

3° : donner l’accès à la lecture par l’acquisition des codes.

4° : développer l’aptitude à se raconter tant à l’écrit qu’à l’oral.  A exprimer clairement ses besoins.  Comprendre ce que je n’ai pas compris pour pouvoir formuler une question claire.

Et enfin : l’occasion de grandir en confiance, récupérer l’estime de soi et accéder à l’autonomie.

R. : Aimeriez-vous rajouter quelque chose ?

B. R. : Mon récit est teinté de ma personnalité, de mes formations et de mes expériences.  Je me suis enrichie de plusieurs formations ce qui a été possible uniquement parce que j’ai pu construire, grâce à la méthode Davis, toutes les bases qui me manquaient.

Vous ne m’avez pas questionné sur qui sont les personnes dys, TDA ou Hp.  Elles sont nombreuses autour de nous et ce serait intéressant de développer pour donner les indications pour permettre de les reconnaître.

rondavis

Ron Davis est le créateur de la méthode homonyme

Pour conclure sur la méthode Davis

Ron Davis a mis au point une méthode permettant d’aider les personnes avec un trouble de l’apprentissage. Elle leur permet, non seulement de lire et d’écrire mieux, mais aussi de reprendre confiance en elles et d’exploiter au mieux leurs capacités.

Avez-vous expérimenté cette méthode ? Qu’en pensez-vous ?

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