La kinésiologie, pourquoi et pour qui ?

La kinésiologie est une thérapie basée sur le principe que le corps a une mémoire. Elle débloque ses souvenirs pour obtenir un mieux-être.

Le mot kinésiologie vient du grec κίνησις, kinēsis (mouvement) et λόγος, logos (parole). Si en Amérique ce terme s’applique à une rééducation physique, en France il concerne une méthode de développement personnel. La kinésiologie est une thérapie qui repose  sur le fait que le corps se souvient de tout. Son but est de dissoudre ces souvenirs lorsqu’ils provoquent un blocage émotionnel ou relationnel.

Alors comment la kinésiologie est-elle née ? Comment fonctionne-t-elle ? Et comment se passe une séance ?

Les méridiens chinois sont utilisés en kinésiologie

D’où vient la kinésiologie ?

La kinésiologie possède plusieurs courants :

  • La kinésiologie appliquée a été créée par George Goodheart, un chiropraticien américain, en 1964. Cette pratique est utilisée par les chiropracticiens et les dentistes afin de mieux cibler leurs soins.
  • Puis John Thie, un autre chiropracticien, s’en est servi de base pour élaborer le Touch for health, ou kinésiologie spécialisée.
  • La kinésiologie hypersens recherche les éléments auxquels la personne réagit de manière exagérée.
  • La kinésiologie harmonique, créée par le français Jean-Pierre Bourguet permet de retrouver puis d’éliminer ce qui nous freine dans la vie.
  • L’édukinésiologie professionnelle propose de mieux utiliser ses potentiels afin d’atteindre un but précis.
  • Les concepts 3 en 1 développés par Daniel Whiteside et Gordon Stokes visent à remonter jusqu’à l’origine d’un stress présent.
  • Le Stress Release, de Wayne Topping, est composé d’outils complémentaires pour le kinésiologue.
  • La kinésiologie fractale, créée en 2003 par Guy Coupremanne, associe l’acuponcture à la kinésiologie afin de déceler des dysfonctionnements.
  • La kinésiologie éducative (Brain Gym) de Paul Dennison, est spécialisée dans les problèmes d’éducation.
  • La kinésiologie de reprogrammation cherche ce qui a été imprimé dans le corps au cours du vécu, afin de permettre à la personne de s’en débarrasser.

Un test musculaire

Comment fonctionne la kinésiologie ?

Toutes ces pratiques se fondent sur les flux d’énergies, comme dans la médecine chinoise. Lorsque ces flux sont altérés, la santé de la personne l’est aussi. La kinésiologie se base également sur un protocole d’examen précis. Des tests musculaires, réalisés par le kinésiologue tout au long de la séance, indiquent au praticien quels méridiens sont affectés et par quelle méthode rétablir le flux. Ils consistent à exercer une pression sur un muscle et à vérifier si celui-ci « tient » correctement. Si le muscle testé ne peut pas retenir la pression, un blocage est décelé. A l’aide d’outils à sa disposition, le kinésiologue va alors remédier au problème identifié, ou rediriger son patient vers une thérapie plus adaptée.

Lors d’une séance, le patient reste habillé. Il est allongé, assis ou debout en fonction des praticiens.

La kinésiologie permet d’examiner la « triade de la santé », soit les 3 aspects fondamentaux d’un être vivant. On retrouve :

  • l’aspect structurel, concernant le squelette, les muscles, la posture…
  • l’aspect biochimique, en relation avec l’influx nerveux, l’alimentation et le métabolisme,
  • l’aspect psychique.

La kinésiologie peut donc s’appliquer aux problèmes physiques ou psychiques.

La kinésiologie peut aider à améliorer le bien-être

Dans quels cas la kinésiologie s’applique ?

La kinésiologie est utile à toute personne qui souhaite apporter une amélioration dans sa vie. Elle permet de :

  • régler un soucis physique avant qu’il ne devienne grave,
  • résoudre les problèmes crées par un choc émotionnel,
  • prendre conscience de l’origine d’un ennui actuel,
  • améliorer ses performances intellectuelles ou physiques,
  • etc

L’interview

Christine Delarue est une kinésiologue

Christine Delarue est kinésiologue dans le Morbihan. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Rédactibio : si vous deviez décrire la kinésiologie en 3 mots, lesquels utiliseriez-vous ?

Christine Delarue : Equilibre – Autonomie – Joie

R. : Comment avez-vous connu la kinésiologie ?

C. D. : J’ai entendu parler de kinésiologie il y a plus de six ans. Sur les conseils d’une amie j’ai consulté une kinésiologue pour un de mes enfants. Ce que j’ai entendu pendant la séance m’a tellement bouleversée que j’ai décidé de faire une séance pour moi, sur mes peurs. Peu de temps après la kinésiologue m’a parlé d’une formation qui débutait à Auray. J’ai donc démarré le 1er module avec Michel Martinat, instructeur concept trois en un à l’institut holistique de Genève et enchaîné les autres, juste pour moi, mieux me connaitre.

R. : Avez-vous tout de suite voulu être kinésiologue ? Qu’est-ce-qui vous a décidé ?

C. D. : Au début je ne pensais pas du tout en faire un métier. Mais comme on a besoin de « cobayes » pour pratiquer les techniques, j’avais des amis et amis d’amis qui venaient à la maison. C’est mon ex-mari qui a parlé de « mon bureau ». Il semblait évident pour lui que j’en ferai mon métier et au bout d’un an et demi de formation je me suis lancée.

R. :  Que faisiez-vous avant ? Depuis combien de temps exercez-vous ?

C. D. : Auparavant j’ai été secrétaire militaire dans la marine nationale, et oui cela surprend toujours ! J’ai commencé mon activité en mars 2010.

R. : Quels étaient vos objectifs au début de votre carrière ? Et maintenant ?

C. D. : Au début je n’avais pas de plan de carrière : étant maman de trois enfants et m’occupant de la comptabilité de l’entreprise familiale, mon activité de kinésiologue se glissait dans les trous de mon emploi du temps. Aujourd’hui, mes enfants sont grands et j’essaie de développer cette activité : ateliers de groupe, conférences, salons. Mon objectif est de pouvoir vivre de mon activité et de la faire connaître, notamment auprès des enfants, de les aider dans leurs difficultés scolaires ou relationnelles.

R. : Quelle(s) formation(s)/école(s) avez-vous suivie(s) ?

C. D. : J’ai suivi des stages auprès de différents instructeurs, je ne suis pas passée par une école. J’avoue avoir eu la chance de me former auprès des créateurs de méthodes (Paul Dennison pour les 7 dimensions, Jean-Pierre Bourguet pour la kinésiologie harmonique) ou de personnes ayant été formées par les créateurs des méthodes (Michel Martinat formé par John Thie au Touch for Health et par Gordon Stoke pour le concept trois en un) et puis d’autres.

Cela m’a permis d’avancer à mon rythme, d’intégrer les apprentissage, d’évoluer dans ma vie personnelle.

R. : Pourquoi recommanderiez-vous (ou pas) à quelqu’un de devenir kinésiologue ?

C. D. : Bien sûr que je recommande de devenir kinésiologue, d’abord pour soi même car c’est un merveilleux outil de découverte de soi et par la rencontre que cela implique. Chaque séance est différente et d’une richesse inouïe de par la diversité des personnes qui viennent en consultation.

C’est simplement encore un peu difficile d’en vivre à l’heure actuelle à moins de se lancer dans l’enseignement.

R. : Pourquoi recommanderiez-vous (ou pas) une séance de kinésiologie ?

C. D. : Tout le monde peut bénéficier d’une séance de kinésiologie (les animaux compris) à partir du moment où il y a mal être, envie d’avancer, symptômes.

R. : Est-ce adapté à tout le monde ? Dans quels cas (s’il y en a) refusez-vous une séance ?

C. D. : La kinésiologie est adaptée à tout le monde sous réserve d’avoir envie ! Quand la personne est motivée et a envie de faire une séance c’est déjà un grand pas. Je teste à chaque début de séance si on peut travailler ensemble. Il est arrivé que je ne fasse pas la séance. La personne souhaitait que je lui « enlève » sa colère et ce n’est pas comme cela que ça fonctionne. Chacun a en lui ses propres solutions ; je ne suis là que pour les mettre en évidence.

Je refuse de faire des séances pour les personnes qui veulent vérifier si elles se sont fait violer ou bien si elles ont un cancer. Je ne suis pas médecin ni voyante. Je peux juste tester le stress concernant ces sujets.

R. : Comment se déroule une séance ? Combien de temps dure-t-elle ? A partir de quel âge ?

C. D. : J’accueille la personne, je réponds à ses questions au sujet de la technique et nous définissons ensemble un objectif.

Ensuite je procède aux équilibrages nécessaires.

La séance dure entre quarante cinq minutes et une heure et demi. Cela dépend des techniques utilisées. Pour les enfants parfois trente minutes suffisent.

On peut faire des séances de kinésiologie à tout âge, la plus jeune avait un mois.

R. : Quel est votre objectif lors d’une séance ?

C. D. : Mon objectif lors d’une séance est d’accompagner au mieux la personne, qu’elle reprenne confiance en sa capacité à trouver et utiliser ses ressources… et qu’elle se sente mieux en partant qu’en arrivant !

R. : Qu’est-ce que vous apporte la kinésiologie ? Quels bénéfices en tirez-vous ?

C. D. : La kinésiologie m’apporte une autre vision du monde, une meilleure écoute de l’autre, prendre ma part de responsabilité dans les événements. J’en retire plus de confiance : comprendre et accepter mes émotions, ne pas chercher à être toujours parfaite, avoir des relations parfaites, une vie parfaite. Naïvement je croyais qu’en étant kinésiologue je n’aurai plus de problèmes ! En fait j’ai surtout des outils pour les résoudre et mieux les vivre.

J’ai choisi la kinésiologie car c’est une technique structurée, qui suit un « protocole » et qui s’appuie sur le test musculaire pour valider les réponses. Elle ne fait appel à aucun don particulier si ce n’est l’envie d’être présent à l’autre.

Que retenir à propos de la kinésiologie ?

La kinésiologie est une pratique visant à améliorer le bien-être. Elle est réalisée au travers de tests musculaires qui permettent de répondre à une problématique en décelant les problèmes sous-jacents et en les réglant.

Connaissez-vous la kinésiologie appliquée ? Qu’en pensez-vous ?

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