Les plantations tassa (zaï) : une adaptation à la sécheresse

La technique de plantation zaï, ou tassa, est une méthode africaine qui augmente la quantité d’intrants et garde l’eau. Comment fonctionne-t-elle ?

tassa

Cette technique agricole est particulièrement adaptée aux sols très secs

Description de la méthode de plantation zaï

Cette technique originaire d’Afrique de l’Ouest est de nos jours employée principalement au Nord du Burkina Faso, où elle est appelée tassa, et au Niger. Le mot zaï vient du mot zaïégré, qui signifie littéralement « se lever tôt et se hâter pour préparer sa terre ». En effet, cette méthode de culture nécessite 300 heures de travail manuel par hectare.

Le principe de base est de creuser des trous sur le terrain, en amont de la plantation. Les trous font en général 25 cm de diamètre pour 20 cm de profondeur, et sont espacés de 90 cm. Lors des pluies, l’eau est retenue dans les trous. La terre qui est enlevée du trou est disposée en aval en croissant, elle permet alors de retenir le limon dans les trous. la partie du terrain non creusée sert d’impluvium, ce qui augmente la quantité d’eau retenue dans les trous. De plus, ils attirent les termites qui creusent leurs galeries. Ces dernières fournissent un engrais naturel et leurs galeries retiennent l’eau en profondeur, qui arrose les racines des plantes tout en étant moins sujette à l’évaporation.

Cette technique est adaptée pour la culture de céréales, d’arbustes et d’arbres. Elle peut être couplée à un cordon de pierre, ce qui améliore l’efficacité des deux méthodes pour retenir l’eau.

Avantages de la technique de plantation tassa

Cette technique présente de nombreux avantages :

  • elle augmente la quantité d’engrais présent au pied des plantes, accumulés par le vent et la pluie. On compte qu’elle apporte entre 3 et 10 tonnes de compost par hectare,
  • elle favorise la lutte contre la sécheresse,
  • elle aide à l’enracinement profond des racines,
  • elle fait augmenter le pH au dessus de 4, ce qui supprime la toxicité des métaux dans le sol,
  • elle permet de doubler le rendement, passant de 25 à 50 tonnes de millet à l’hectare.

Conclusion

La technique de plantation zaï est adaptée à l’Afrique, car elle permet de cultiver en collaboration avec les termites indigènes. Cependant, elle peut être transposée partout dans le monde avec les mêmes bénéfices : limiter la sécheresse et la quantité d’eau à fournir sur le terrain et favoriser un apport gratuit d’engrais. Avez-vous déjà essayé cette technique ? Quel est votre avis ?

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