L’ayurvéda, sagesse de guérison indienne

L’ayurvéda remonte à plusieurs millénaires et soigne les maladies en rétablissant l’équilibre à la fois physique et énergétique de nos corps.

L’ayurvéda, ou médecine ayurvédique, est originaire d’Inde. Elle signifie « science de la vie » et est basée sur les Védas, ensemble des textes sacrés de l’Inde antique. Elle propose une approche holistique des soins, c’est-à-dire qu’elle tient compte de l’homme dans son ensemble (corps physique, émotionnel, mental et spirituel). Elle est reconnue par l’organisation mondiale de la santé comme une forme de médecine traditionnelle. En Occident elle est considérée comme une science de santé alternative.

Ayurvéda

L’Ayurvéda propose des cures de détoxification

Histoire de l’Ayurveda

L’ayurveda remonte au 2ème millénaire avant notre ère, lors de la période védique.

Les Védas, mot sanskrit qui signifie « connaissance », est divisé en 4 védas. L’ayurveda prend racine dans l’Atharva Veda, qui comprend 731 hymnes.

L’ayurveda se fonde sur plusieurs textes anciens, appelés Samhita (mot féminin signifiant « le traité de » ou « la science de ») tels que :

  • les 3 majeurs :
    • le Charaka Samhita, texte fondateur de l’Ayurveda, rédigé par Charaka, qui expose le diagnostic et le traitement des maladies de médecine interne ;
    • le Sushruta Samhita, c’est un traité de chirurgie. Il contient 184 chapitres et la description de 1 120 maladies, 700 plantes médicinales, 64 préparations de substances minérales et 57 préparations à base de substances animales ;
    • le Vagbhatta Samhita est un résumé des 2 ouvrages précédents encore utilisé dans les universités en Inde.
  • les 3 mineurs :
    • le Madhava Nidana Samhita décrit les maladies et leurs symptômes ;
    • le Sharngadhara Samhita traite des préparations ayurvédiques liées au Panchakarma, cure de détoxification périodique, et du diagnostic par le pouls ;
    • le Bhava-Prakasha Samhita détaille les caractéristiques des aliments, des plantes et des minéraux.

L’ayurveda permet de soigner des infections aussi courantes que la toux, la diarrhée ou les abcès, mais aussi les tumeurs, la lèpre ou la cataracte. Les césariennes ou les amputations sont également réalisées.

Charaka

C’est Charaka qui a rédigé un des traités principal de l’Ayurvéda

Principes de l’Ayurveda

Le but de l’Ayurveda est le maintien de la santé, la guérison des maladies et la réalisation personnelle.

Selon l’ayurvéda, le corps humain est composé des 5 éléments (Mahabhutas) qui forment l’univers :

  • l’espace (Akasha)
  • l’air (Vayu) qui représente le mouvement
  • le feu (Agni) qui symbolise la chaleur
  • l’eau (Jala) pour le flux
  • et la terre (Prithivi) pour la solidité.

Les doshas et leurs éléments

L’Ayurveda considère que le vivant possède 3 énergies de base (doshas), elles-mêmes composées des 5 éléments précédents.
Elles sont :
  • le Vāta, ou énergie cinétique ;
  • le Pitta ou énergie de transformation ;
  • le Kapha ou énergie de cohésion.

Lorsqu’elles sont en équilibre, la santé est bonne. Elles sont cependant présentes en plus ou moins grande quantité chez chaque personne. Cela détermine les forces et faiblesses de chaque individu. Le médecin ayurvédique (vaidya) propose alors un style de vie et un régime adapté au mélange des 3 doshas.

 

L’Ayurveda compte 7 tissus principaux (dhatus) qui forment le corps humain :

  • Rasa : le plasma ;
  • Rakta : le tissu sanguin ;
  • Mamsa : les muscles ;
  • Meda : les tissus adipeux ;
  • Asthi : les tissus osseux, le cartilage, les ongles, les poils et les cheveux ;
  • Majja : la moelle osseuse et les tissus nerveux ;
  • Shukra : les tissus reproducteurs.

Ils sont la masse du corps humain. Bien qu’importants au niveau structurel, ils ne sont pas directement impliqués dans la cause des maladies.

Le corps possède également 16 canaux internes (shrotas) qui permettent l’assimilation et l’élimination en transportant les 3 doshas. Le plus grand d’entre eux est le système digestif, certains autres agissent au niveau sub-atomique. C’est leur dysfonctionnement qui mène à la maladie.

L’Ayurveda comprend 8 branches :

  • Shalya-chkitsa : la chirurgie ;
  • Salakyam : l’oto-rhino-laryngologie, l’odontologie et l’ophtalmologie ;
  • Kaya-chikitsa : la médecine générale ;
  • Bhuta Vidya : la psychiatrie ;
  • Kaumarabhrtyam : la pédiatrie ;
  • Agadatantram : la toxicologie ;
  • Rasayanam : la science de la longévité et du rajeunissement ;
  • Vajikaranam : le traitement de la sexualité et de la fertilité.

Le diagnostic en Ayurveda

L’Ayurveda a une approche holistique, c’est-à-dire qu’elle ne traite pas la maladie mais l’organisme dans son ensemble. Elle considère que le mal est du à un déséquilibre d’un des doshas (vikriti) qu’il convient d’harmoniser. Il faut donc trouver quels sont le ou les doshas viciés, en trouver la cause puis trouver un remède.

La séance commence par l’observation du corps (Darshana), l’examen par la palpation, l’auscultation et la percussion du corps (Sparshana) puis le diagnostic du pouls (Nadi Pariksha)

L’interrogatoire du patient (Prashana) permet de déterminer les antécédents, les habitudes de vie, d’alimentation ou les soucis psychologiques qui pourraient être à l’origine des troubles.

Joyce Villaume-Le Don.jpg

Joyce Villaume-Le Don forme des futurs praticiens en Ayurvéda

L’interview

Joyce Villaume-Le Don est conseillère en Ayurvéda. Elle répond à nos questions.

Rédactibio : Si vous deviez définir l’Ayurveda en 3 mots, lesquels utiliseriez-vous ?

Joyce Villaume-Le Don : Je définirais l’Ayurvéda par les 3 S ci-après : Sagesse, Santé, Spiritualité.

R. : Comment avez-vous connu l’Ayurveda ?
J. VLD. : Par un petit livre acheté en magasin bio, il y a près de 10 ans.
J’ai ensuite fait un stage d’initiation dans le Sud de la France, avant de me décider à en faire mon métier.
R. : Avez-vous tout de suite voulu être praticien ayurvédique ?
J. VLD. : Presque, entre la découverte de l’Ayurvéda et ma reconversion, une petite année s’est écoulée.
R. : Pourquoi ?
J. VLD. : Parce que c’était une évidence, une vérité intérieure.
R. : Qu’est-ce-qui/Qui vous a décidé ?
J. VLD. : Les choix de nos vies sont toujours déjà faits de manière inconsciente. Pour les réaliser, il faut les accepter comme étant notre chemin, et ne pas se battre avec notre partie consciente qui n’avait pas vu notre vie de cette manière. Je n’ai fait qu’accepter.
R. : Quels étaient vos objectifs au début de votre carrière ? Et maintenant ?
J. VLD. : (rires le terme « objectif sonne très commercial/marketing et mental ! Je dirai que ce sont plus des envies… au début, on veut en vivre, faire connaître cette sagesse de santé autour de nous… etc, aujourd’hui après bientôt 10 ans de métier, j’ai envie de former le plus de thérapeutes possibles à cette pratique.
R. : Que faisiez-vous avant ?
J. VLD. : Je travaillais dans la publicité.
R. : Depuis combien de temps exercez-vous ?
J. VLD. : Cela fera 10 ans l’année prochaine.
R. : Quelles formations avez-vous suivies ?
J. VLD. : J’ai un parcours atypique, qui est d’ailleurs ma force et mon originalité sur le plan professionnel. J’ai été l’assistante de deux médecins en Inde pendant près d’un an et demi, avec énormément de pratique clinique. Je voyais simultanément la pratique et la théorie. Par la suite, j’ai suivi la pratique de l’Ayurvéda en hôpital ainsi qu’à l’université de Jamnagar, qui est aujourd’hui un partenaire dans la formation que je propose.
R. : Pourquoi celle-là et pas une autre ?
J. VLD. : Quand c’est la bonne vous le savez. J’ai eu la meilleure formation possible, vraiment. J’ai eu beaucoup de chance.
R. :  Qu’est-ce que vous apporte l’Ayurveda ?
J. VLD. : En fait, je ne fais pas de l’Ayurvéda pour moi, mais parce que je sais que c’est une sagesse dont le monde a besoin pour les maux d’aujourd’hui, et ceci autant d’un point de vue de la santé physique, psycho-émotionnel et spirituel. Je n’ai toujours travaillé en Ayurveda que dans le dessein de soigner autrui.
R. : Quels bénéfices en tirez-vous ?
J. VLD. : Je ne fais pas de l’Ayurvéda pour en tirer des bénéfices. Ma pratique est inconditionnelle, je fais de l’Ayurvéda parce que j’aime faire de l’Ayurvéda, parce que c’est juste… comme une méditation. L’Ayurvéda est ma méditation.
R. : Pourquoi avoir choisi cette discipline ?
J. VLD. : Parce que c’était une évidence.
R. :  Pourquoi recommanderiez-vous à quelqu’un de devenir praticien ayurvédique ?
J. VLD. : Si l’Ayurvéda te parle et t’appelles, que tu le fais avec tout ton cœur… alors sois courageux, et deviens praticien.
R. :  Pourquoi recommanderiez-vous une séance d’Ayurveda ?
J. VLD. : L’Ayurvéda traite le corps physique, mais aussi émotionnel, mental et spirituel. Qui n’a aucun problème sur l’ensemble de ces sphères ??
R. : Est-ce adapté à tout le monde ? Dans quels cas refusez-vous une séance ?
J. VLD. : L’Ayurvéda est universel. Les seules personnes auxquelles je refuse des séances sont les personnes malhonnêtes avec eux-mêmes ou moi, et les cas où je ne peux rien faire.
R. : Comment se déroule une séance ?
J. VLD. : Une séance se déroule bien (rires). Vous y apprendrez toujours quelque chose sur vous-même. On repart de la problématique du client, on la cerne par de nombreuses questions, une auscultation puis nous donnons un rééquilibrage en terme d’alimentation, d’épices et de plantes ayurvédiques, de soins corporels, de cure ou d’éléments plus spirituels comme la méditation, les mantras (soins sacrés) ou le pranayama (purification du mental).
R. : Combien de temps dure-t-elle ? A partir de quel âge ?
J. VLD. : Mes séances durent 1H30. Je commence dès la vie intra-utérine, jusqu’aux soins palliatifs.
R. : Quel est votre objectif lors d’une séance ?
J. VLD. : Rééquilibrer la sphère ou les sphères où s’inscrivent la problématique. Je peux donc avoir à rééquilibrer un problème physique mais aussi sa résonance psychologique. L’Ayurvéda est une sagesse holistique. Nous devons trouver la racine du problème, qui la plupart du temps n’est pas connue de la personne qui nous consulte.
régime ayurvédique

L’Ayurvéda propose des régimes adaptés afin de rétablir l’équilibre des doshas

R. : Aimeriez-vous rajouter quelque chose ?

L’Ayurvéda n’est pas une technique mais un système de santé à part entière. C’est la raison pour laquelle, il s’adresse à tous et à tout type de problématique.

Conclusion

L’Ayurvéda, sagesse de guérison datant de plusieurs millénaires, nous permet de guérir de maux dont nous ne connaissons pas forcément l’origine. Elle permet un retour à l’équilibre des différentes énergies qui nous constituent et une amélioration de notre style de vie.
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