Le shiatsu, le massage bien-être venu du Japon

Le shiatsu est un mot japonais qui signifie « pression des doigts ». C’est une pratique de détente et de bien-être pratiquée par une personne diplômée.

Elle consiste en des pressions réalisées sur le corps avec les doigts, plus généralement les pouces. Celles-ci visent à stimuler les méridiens énergétiques.

shiatsu

Le shiatsu se réalise par des pressions sur les méridiens

L’histoire du shiastu

Traditionnellement, on reconnait l’Inde comme étant le berceau de toutes les techniques corporelles de bien-être. Puis elles se sont répandues alentours. C’est en Chine qu’on retrouve la trace de l’ancêtre du shiatsu, puis il migre au Japon. En 1827, on trouve dans le livre Ampuku Zukai les premières mentions de pressions dont dérive le shiatsu. Le terme shiatsu apparait la première fois en 1939 dans le traité Shiatsu Ryoho. Le ministère japonais de la santé reconnait la pratique du shiatsu en 1955. Il est définit par ce ministère en 1957 comme étant :

une technique qui utilise les doigts et les paumes des mains, pour exercer des pressions en des points déterminés, avec l’objectif de corriger des irrégularités de l’organisme, de préserver et d’améliorer l’état de santé et de contribuer à l’amélioration d’états morbides spécifiques.

Quels sont les effets du shiatsu ?

La pratique du shiatsu présente plusieurs impacts positifs :

  • réduction du stress et des tensions,
  • équilibrage du système énergétique,
  • stimulation et renforcement du système d’autodéfense de l’organisme,
  • traitement de certains inconforts/pathologies,
  • apport d’une détente générale.
pratique shiatsu

Le shiatsu se pratique sur un futon

L’interview

Karine Malézieux est une praticienne shiatsu installée dans le Morbihan. Elle s’est prêtée au jeu de l’interview.

Rédactibio : Si vous deviez définir le shiatsu en 3 mots, lesquels utiliseriez-vous ?

Karine Malézieux : Il est difficile de définir le shiatsu en 3 mots, mais je dirais : bien-être, harmonie, énergie.

R. : Comment avez-vous connu le shiatsu ?

K. M. : J’ai connu le shiatsu il y a un peu plus d’une quinzaine d’année.
J’ai toujours été attirée par les techniques de bien-être, mais englobant l’être dans son entier, incluant la personne dans son univers et l’univers dans lequel nous sommes. J’ai connu le shiatsu lorsque je vivais à Ténérife (îles Canaries). L’atmosphère de cette île d’un point de vue énergétique est très particulière, et très forte. Beaucoup de techniques de bien-être et d’énergétique étaient déjà pratiquées là-bas, tout ce qui avait attrait aux médecines douces ; et je me suis intéressée à la médecine chinoise car j’ai toujours été attirée par la philosophie orientale, le taoïsme, puis j’ai rencontré « par hasard » si cela existe une praticienne qui m’a proposé une séance, et j’ai totalement adhéré !
J’avais moi-même à l’époque quelques soucis en termes de bien-être, j’étais quelqu’un de timide, introverti, stressé, et cela se traduisait par beaucoup de tensions dans le corps.
La rencontre avec la médecine chinoise et le shiatsu m’ont permis d’avoir quelques réponses dans le cheminement dans lequel j’étais déjà à l’époque.

R. : Avez-vous tout de suite voulu être praticienne ?
K. M. : Bien que recevoir des séances de shiatsu me plaisait énormément et m’apportait beaucoup à différents niveaux (et me plaît et m’apporte toujours !), j’ai voulu pratiquer cette discipline en tant que professionnelle mais travaillant dans le tourisme à cette époque-là, mon choix de devenir praticienne était de l’ordre de « un jour peut-être ».
Comme j’étais une personne avec un manque de confiance en moi assez prononcé, je ne me croyais pas capable de pouvoir proposer mes propres services, ni me mettre à mon compte. Donc cette perspective est restée dans un coin de ma tête pendant plusieurs années jusqu’à ce que cela devienne une évidence et que je me lance dans une formation professionnelle.

R. : Quels étaient vos objectifs au début de votre carrière ? Et maintenant ?
K. M. : Au début de ma carrière, qui est récente puisque je suis installée en cabinet il y a 3 ans, mes objectifs étaient de pouvoir créer une clientèle fidèle dans le sens où comme tout praticien, nous sommes convaincus des bienfaits de notre pratique et on souhaite que le monde entier le sache, surtout pour instaurer un suivi, un accompagnement et que l’évolution du bien-être de la personne soit perceptible.
Aujourd’hui je me rend compte que la société change et les maux de celle-ci changent aussi : bien que le bien-être soit la base de la pratique du shiatsu, les motifs de consultations sont pour beaucoup en lien avec le stress, les douleurs, le mal-être, le burn-out, ou encore les transitions de vie..
L’accompagnement que je propose, basé sur les principes fondamentaux de la médecine chinoise, permet d’instaurer un échange avec les personnes. L’échange est important, et soulage à certains niveaux.

R. : Que faisiez-vous avant (si vous avez exercé dans un autre domaine) ? Depuis combien de temps exercez-vous ?
K. M. : J’ai toujours travaillé auprès des personnes : dans le tourisme, puis ensuite dans le secteur social avant que l’appel du shiatsu devienne une évidence dans mon évolution professionnelle.
J’ai pratiqué quelques mois à domicile au début de ma pratique, puis je me suis installée en cabinet à Hennebont il y a maintenant 3 ans.

R. : Quelles formations avez-vous suivies ?
K. M. : J’ai suivi une formation de praticien en shiatsu traditionnel à St Brieuc, puis une autre formation en complément en médecine chinoise à Lorient afin d’orienter ma pratique du shiatsu de façon spécifique.
J’ai choisi ces écoles pour des raisons pratiques et de distance par rapport à mon domicile :

  • Pour le shiatsu la formation en accéléré m’a permis de suivre une formation intense, en termes de travail personnel et de pratique
  • Pour la médecine chinoise, le choix de l’école s’est fait en fonction de la distance également mais aussi et surtout du fait qu’elle propose un séjour en Asie (Vietnam) à la fin du cursus pour pratiquer cet art de la médecine chinoise dans les conditions telles que cela se pratique dans la tradition.

R. : Qu’est-ce que vous apporte le shiatsu ? Quels bénéfices en tirez-vous ? Pourquoi avoir choisi cette discipline ?
K. M. : Le shiatsu est une pratique qui prend en compte la personne dans son entier, c’est à dire que nous considérons la personne tant sur un plan organique, physiologique, physique, émotionnel, spirituel et dans son environnement.
Tout est à prendre en compte et par l’entretien de début de séance, nous pouvons avoir des indications sur les déséquilibres que la personne vit, puisque notre but est de ré-harmoniser le flux énergétique dans le corps par une action de pression avec les pouces, les mains, les paumes de main et les coudes sur les différents méridiens (canaux énergétiques parcourant le corps de la tête aux pieds).
Ce travail « d’enquêteur » est intéressant puisque la médecine chinoise, par l’étude des 5 éléments permet de mettre des mots et découvrir une logique dans les déséquilibres énergétiques. Ainsi j’oriente la séance en fonction de cet entretien car l’objectif de mon accompagnement est de permettre un ré-équilibre de la circulation énergétique en stimulant différentes zones et méridiens.
Cette activité est épanouissante dans le sens où nous avons tous quelque chose à apporter dans ce monde ; me concernant il était évident que j’apporte ma contribution aux gens de cette manière, par le bien-être.

Cette discipline est complète, elle agit à tous les niveaux de l’être : les pressions faites sur le corps induisent une détente profonde, tant au niveau musculaire que psychologique.
Les personnes même les plus stressées se détendent car la stimulation des points et zones spécifiques, puis les pressions sur le corps induisent une relaxation profonde.
Puis pour terminer, la sensation d’avoir pu contribuer au bien-être des personnes et qu’elles se sentent mieux à différents niveaux dans le temps est l’aboutissement de ce pourquoi je me suis inscrite dans cette discipline.

méridiens chinois

De nombreuses disciplines se basent sur les méridiens

R. : Pourquoi recommanderiez-vous (ou pas) à quelqu’un de devenir praticien ?
K. M. : L’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde, il est bon d’en avoir conscience avant de vouloir devenir praticien, et au début ce n’est pas facile tous les jours.
Par contre je pense que c’est une excellente façon de mettre à contribution ses talents, son expertise, car nous avons tous un domaine dans lequel nous nous sentons bien et avec lequel notre être résonne.
Je pense que lorsque l’on a une passion, il ne faut pas hésiter à se lancer ou lorsque l’on sait au fond de soi que c’est cela que l’on doit promouvoir en alliant une opportunité d’épanouissement personnel.
Aujourd’hui je pense que l’on peut s’installer en tant qu’indépendant sans prendre trop de « risques » ; ce serait dommage de passer à côté de sa vocation !
Au-delà de la pratique en elle-même, il y a différents aspects à prendre en compte et dont il faut avoir conscience comme le côté administratif si l’on décide de tout faire soi-même, l’aspect communication à mettre en place, d’être seul parfois ou peut-être peu entouré…
Il faut pouvoir et être prêt à travail seul(e), avec tout ce que cela implique. Je pense que le projet doit être préparé en amont pour que les choses se mettent en place avec le moins  d’imprévus possibles, même si on ne peut en éviter sur sa route !

R. : Pourquoi recommanderiez-vous (ou pas) une séance de shiatsu ?
K. M. : Je recommanderai une séance de shiatsu d’une part pour découvrir cette pratique formidable, et d’autre part pour instaurer un rituel ou un espace de ressourcement dans sa vie.
Une majorité de personnes ne prend pas de temps pour elle-même, pour son bien-être, et on sait aujourd’hui que lorsque l’on néglige cet aspect, en découlent des maux pouvant aller jusqu’à la maladie si l’on noircit le tableau.
Le shiatsu et la médecine chinoise sont des pratiques préventives, c’est à dire que pour vivre bien et en bonne santé, il y a une hygiène de vie à instaurer au quotidien, tant au niveau alimentaire que pratique sportive, loisirs, etc…
Nous sommes dans la voie du Tao, la voie du « juste milieu ».
Trouver un équilibre de vie, dans parfois des rythmes quotidiens effrénés, est important ; en ce sens, s’offrir une séance de shiatsu « oblige » en quelque sorte à se poser, à ce ressourcement et prendre du temps rien que pour soi. Aujourd’hui c’est ce qui est important, prendre soin de soi par le bien-être !

R. : Est-ce adapté à tout le monde ?
Les shiatsu est adapté pour une grande majorité de personnes. Cependant si l’on ne supporte pas le toucher, on n’appréciera pas le shiatsu.

R. : Comment se déroule une séance ? Combien de temps dure-t-elle ? A partir de quel âge ?
K. M. : Le shiatsu, bien qu’inspiré du massage chinois a été développé au Japon.
Le shiatsu se reçoit traditionnellement sur un futon au sol (matelas). Le receveur est vêtu de vêtements souples idéalement.
Le soin en lui-même dure 45 minutes, mais avec l’entretien préalable et les recommandations et conseils personnalisés de fin, la séance peut durer jusque 1h30.
Une séance de shiatsu peut se recevoir à partir de l’âge de 11 ans environ, si l’on respecte la tradition chinoise. Ma pratique se basant sur les méridiens, ceux-ci ne sont pas totalement formés chez les enfants avant cet âge.
Avant cet âge on peut proposer d’autres formes de pratique avec une durée adaptée à l’enfant.

R. : Quel est votre objectif lors d’une séance ?
K. M. : L’objectif premier est que la personne se détende et profite d’un moment juste pour elle. Ensuite dans une optique de suivi, je vise l’harmonisation énergétique pour que les personnes se sentent plus en harmonie, dans leur corps, dans leur tête et dans leur vie. Le praticien n’étant qu’un vecteur de bien-être, les conseils de vie entre les séances sont importants. Les consultants sont acteurs de leur bien-être, et la mise en place de comportements ou de nouvelles habitudes de vie ou de pensées favoriseront la détente dans la durée.

R. : Aimeriez-vous rajouter quelque chose ?
K. M. : Nous avons tous des vies avec des rythmes cadencés et parfois on s’oublie, ou on trouve mille et une choses à faire avant de prendre soin de soi, ou de prendre juste un moment de détente uniquement pour soi.
Prendre soin de soi est une priorité pour pouvoir appréhender dans les meilleures conditions qui soient son quotidien ; se ressourcer pour aborder la vie sereinement.
La vie est belle, magnifique, le regard que l’on porte parfois sur elle est erroné par notre état intérieur.
Alors instaurer son rituel bien-être c’est facile et ça change la vie !

massage shiatsu

Le shiatsu apporte bien-être et détente

Conclusion

Le shiatsu permet de développer ou de retrouver du bien-être au niveau physique, psychique et émotionnel. Avez-vous déjà eu une séance ? Comment s’est-elle passée ?

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Une réflexion sur “Le shiatsu, le massage bien-être venu du Japon

  1. Pingback: Le shiatsu : interview – La Vie en Zen

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