Trop intelligent pour être heureux – L’adulte surdoué – 2

Dans ce 2ème volet lié au livre Trop intelligent pour être heureux, nous allons continuer notre voyage dans la tête d’un surdoué.

Nous allons tout d’abord voir les difficultés que peut rencontrer un surdoué pour se construire, puis nous nous attarderons sur les tests de Qi puis nous ferons un tour des différentes facettes d’un surdoué.

Trop intellignet pour être heureux

Trop intelligent pour être heureux, aux ed. Odile Jacob

De l’enfance à l’âge adulte : la difficile construction de soi

Le bébé surdoué scrute le monde qui l’entoure. Lorsqu’il se met à parler, il le fait presque couramment. Puis les questions fusent, sur tout, tout le temps. En particulier sur le sens de la vie, sur la mort, car il a peur. Il sent que les parents ne savent pas et ça lui fait peur.

Puis arrive l’heure de l’école. Comme le surdoué ne comprend pas l’implicite, il aura du mal à s’y acclimater. Il ne comprend pas ce qui est demandé. Par conséquent, il répond à côté, ou ne répond pas du tout. Lui se sent nul car les autres y arrivent. Il peut être taxé d’insolent ou encore de rebelle. Il peut être déçu de ne pas apprendre autant qu’il voudrait ou être brimé par les « Nous savons que tu sais » de ses enseignants. S’il n’arrive pas à faire ce qui est attendu de lui, la spirale de l’échec peut vite s’installer. Par ailleurs, les troubles d’apprentissage touchent également les jeunes surdoués. 10 % ont des difficultés d’attention et 25 % sont dyslexiques ou dyspraxiques (ils ont des problèmes d’organisation ou d’écriture). A l’école, lorsqu’on comprend ou travaille trop vite, on s’ennuie.
Les enfants surdoués posent des questions sur tout et tout le temps, ils repoussent toutes les limites, testent jusqu’au bout… Ils ne laissent pas un instant de répit à leurs parents, qui peuvent se sentir débordés. Cela aussi, l’enfant le ressent et se demande comment se construire sur des modèles qui ont l’air fragiles. Alors il le fait seul. De même, son hyperémotivité va le pousser à des colères incroyables ou des pleurs inconsolables. Élever un petit surdoué n’est donc pas de tout repos, pour les parents comme pour l’enfant.

Il est également difficile de se construire quand on pense en permanence. Le doute est permanent et faire des choix devient impossible.

En outre, comme le surdoué est conscient de tout ce qui l’entoure, il ne peut être heureux tant que tout le monde ne l’est pas. De plus, un sentiment de décalage peut rendre difficile le sentiment d’appartenance à un groupe, pourtant nécessaire pour se construire à l’adolescence.

Test QI

Exercice d’un test de QI

Se découvrir surdoué

Le surdoué doute de tout, et surtout de lui-même. C’est pourquoi il lui est difficile d’admettre ce qu’il est. S’il n’a pas été diagnostiqué lorsqu’il était enfant, il lui arrive fréquemment de l’être lorsque son enfant, ou un enfant de son entourage, l’est. Il est plutôt rare qu’il fasse le test de lui-même.

Le test le plus utilisé est le Weschler Adult Intelligence Scale, ou WAIS. Il mesure l’expression de l’intelligence et se passe de 16 à 89 ans.

Pour rappel, le QI moyen est de 100. Les surdoués ont plus de 129 de Qi et représentent 2 % de la population. Le test peut être faussé par l’anxiété ou la dépression par exemple, qui atténuent l’expression du potentiel de l’individu.

Une personnalité aux facettes inattendues

On peut retrouver chez les adultes diagnostiqués certains traits communs, que l’on peut classer en 3 groupes.

Les premiers acceptent les règles. Parmi eux, une partie ne veut pas se rebeller et n’a pas de grands espoirs, de grands projets. Ils optent pour une vie banale afin de ne pas trop souffrir. Ils ont des passages de dépression lorsqu’ils sont rattrapés par leur fonctionnement. Une autre partie est constituée de meneurs à l’énergie inépuisable. Ils veulent changer le monde et s’y emploient.

Les seconds refusent de se plier aux règles, sont toujours en colère et considèrent tout comme futile. On y trouve  également quelques précurseurs. D’autres entrent et sortent du cadre, qui ne les satisfait pas mais auquel ils reconnaissent des avantages.

Les derniers n’ont pas de cadre du tout, ni à l’extérieur et sont souvent en rupture sociale, ni à l’intérieur et sont désabusés, aigris.

Pour tous, l’envie d’aider le monde est présente, même lorsqu’elle n’est pas évoquée. Lié à la connaissance de ses limites propres, cela provoque le sentiment de ne jamais pouvoir réussir sa vie.
Le surdoué est aussi crédule. Il s’émerveille de petites choses et se plaint de tout car il pense qu’il n’est pas responsable de ce qui lui arrive. Il est hypermature,  c’est-à-dire qu’il peut s’adapter à tout ce que la personne en face attend de lui. En outre, il prend ses décisions en fonction du présent mais aussi du passé et du futur, et encore de l’ailleurs. Sa vie est donc lié au monde.

surdoué

Trop intelligent pour être heureux, aux ed. Odile Jacob

Conclusion

Comme nous venons de l’évoquer, grandir et s’intégrer à la société en étant surdoué peut s’avérer compliqué. Dans la prochaine et dernière partie, nous verrons plus précisément quels sont les problèmes que rencontre un adulte surdoué, mais aussi quelques solutions qui s’offrent à lui.

Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué, Jeanne Siaud-Facchin, 320 p., ed. Odile Jacob

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